• Le Centre CAMAB, Nkolbisson, Yaoundé
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Le Traité de Marrakech existe pour résoudre un seul problème. Presque tous les livres publiés sont indisponibles pour les personnes qui ne peuvent pas lire l'imprimé, et le droit d'auteur en est en partie responsable : convertir un livre en braille, en audio ou en gros caractères nécessite normalement l'autorisation de l'éditeur. Le traité supprime cette exigence pour les organismes autorisés.

Le Cameroun a déposé sa ratification le 5 octobre 2021. Le traité est entré en vigueur ici le 5 janvier 2022.

La loi nationale sur le droit d'auteur n'a jamais été modifiée pour s'y conformer.

Cet écart n'est pas théorique. Cela signifie que convertir un manuel scolaire en braille au Cameroun nécessite encore une autorisation que le traité a été rédigé pour rendre inutile. Un étudiant qui ne peut pas lire l'imprimé attend une négociation qu'un traité ratifié a déjà réglée.

CAMAB Women a soulevé la mise en œuvre du Traité de Marrakech au Caire en décembre 2022, et c'est l'une des raisons pour lesquelles le Centre CAMAB à Nkolbisson existe. Le centre est conçu pour produire des manuels scolaires, des textes juridiques sur les droits des personnes handicapées, la Bible et des documents sur demande. La production est l'autre moitié de l'argument : un droit de lire que personne ne peut fournir n'est toujours pas un droit de lire.

Ratifié, et pas encore dans la loi nationale. C'est la phrase que nous répétons sans cesse, car c'est la plus exacte.

Catégories : Actualités

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